© 2019 - Pierre Giner

IDANCE

Art public, Vjing, web
depuis 2005, divers lieux
 

« Outil sans contenu qui génère des contenus, média instable, “I Dance” constitue un objet ni posé ni définitif, qui renouvelle l’in-situ avec le Web comme contexte. (...) “I Dance“ est la modélisation d’une tentative d’épuisement de son propre modèle, par répétition et combinatoire, davantage que l’enregistrement ou la captation de mouvements ou de scènes, à la manière de l’écriture chorégraphique de Jérôme Bel ou des œuvres de Sherrie Levine. “I Dance” constitue une pure boucle de cinéma. »

 

Pascale Cassagnau, in « Future amnesia » 

Pierre Giner et Christian Rizzo

Pierre Giner a perçu très tôt le potentiel des appareils communicants de poche. Lors d’un séjour en Corée, il tombe sur la drôle d’application de Space Illusion Inc., qui présente des chorégraphies miniatures associées à des chansons téléchargées. Il entame alors une collaboration avec l’entreprise coréeenne et modélise ses propres personnages en 3D, qu’il fait évoluer avec le chorégraphe Christian Rizzo et habiller par de grands couturiers (Christian Lacroix, Issey Miyake...) ou qu’il emprunte à la pop culture (Spiderman, Goldorak...). Il «re-joue» l’application nomade pour créer une ambitieuse installation multimédia baptisée «I Dance»

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Créé en 2005 au Festival international de mode de Hyères, «I Dance» devient une formidable machine à danser. Pierre Giner invite des DJ’s renommés (Mr Scruff, Patrick Vidal...) et bâtit des soirées d’un nouveau genre, où il mixe ses images animées en direct sur des écrans gigantesques au rythme de la musique. «I Dance», qu’on a pu voir à la Nuit Blanche 2007 ou à la Géode, a depuis fait le tour du monde, provoquant de Séoul à Liverpool, de Barce- lone à Bucarest, le même émerveillement.

Jouant à la fois de l’aléatoire du prégrammé et de la synchronie avec la musique, constamment en évolution, cet outil à la fois hypertechnologique et immédiate- ment appréhendable par un public novice sort les musiques électroniques du ghetto des boîtes de nuit pour réinventer le bal populaire à l’aube du XXIe siècle. Il est pré- senté ici dans sa version la plus générique, comme le parfait outil de VJing qu’il est. 

Annick Rivoire